
Marre des films intellectuels qui font mal à la tête, et que vous connaissez par cœur grâce à votre grande culture normalienne?
Le Nanar club, c'est l'endroit où convergent l'abscence de scénario, l'acteur qui gagne sa vie en étant plombier compte tenu de la qualtié de son jeu, les effets spéciaux faits avec du carton-pâte et des traits de stabilo sur la pellicule, et les réalisateurs qui n'en avaient clairement rien à faire.
Chaque mercedi soir à 21h, le Nanar club t'offre sa sélection de mauvais films, avec des grands classiques (Ed Wood, l'attaque des tomates tueuses), 
des nanars volontaires (Batman : the Movie), des perles rares (Star Wars holiday special), des productions normaliennes signées Rachel (La colère du juste), des vieux films rendus kitschissimes par leur âge (Forbidden Planet), et même du nanar sous forme de série télé (Battlestar Galactica 1978).
Le Nanar'club dispose aussi d'un skyblog (forcément, n'importe quel format plus sérieux n'aurait pas fait assez nanar), mais comme tous les skyblogs on ne peut rien garantir sur sa mise à jour régulière...
Les films du Mercredi 4 novembre :

Donjons & Dragons (2000, Courtney Solomon)
Durée : 107 min
Vous avez sans doute entendu parler du jeu de rôles Dungeon & Dragons... Sinon, ça n'est pas grave, ce film n'a rien à voir, si ce n'est le titre. L'histoire (si tant est qu'on puisse appeler ainsi un scénario aussi indigent) : le chef de la congrégation des mages essaye son nouveau jouet : un bâton de contrôle des dragons. Bon, ça ne marche pas : pas grave, il n'a qu'à piquer celui de l'impératrice, qui peut contrôler les dragons d'or de l'empire. Comme l'impératrice a eu vent du projet, elle envoie des aventuriers récupérer un bâton capable de contrôler les dragons rouges (on se demande pourquoi elle n'utilise pas ceux qu'elle a déjà) pour se débarrasser de l'influence du méchant mage. Ah, et sinon le meilleur pote du héros a à peu près le Q.I. de Jar Jar Binks, c'est dire...
Battlestar Galactica, épisode 6/20, les Combattants perdus (1978, Glen A. Larson)
Durée : environ 40 min
Le vaisseau du capitaine Appolo se retrouve perdu sur une planète ou les humains ont manifestement oublié comment voyager dans l'espace, élèvent des brebis, se déplacent à cheval et portent des chapeaux de cow-boy en plastique argenté. Mais ils vivent depuis peu sous la terreur de "Red-eye", un cylon arrivé là par hasard devenu le sbire d'un bandit local. Vous l'avez compris : c'est un western "recycled IN SPACE".

Hé oui! Cette semaine, deux nanars pour le prix d'un, avec un vieux films de bestioles géantes, suivi de la diffusion d'un épisode double de Battlestar Galactica 78 (le deuxième de l'année).
L'attaque des sangsues géantes (1959, Bernard L. Kowalski.)
Durée : 62 min
Des bêtes étranges (en caouchouc, bien entendu) sont aperçues à proximité d'un marais dans un coin perdu interchangeable des USA. Les disparitions ont beau se multiplier, le héros du film refuse obstinément de croire à cette hypothèse ridicule qui voudrait que des sangsues géantes capturent les humains pour les vider de leur sang. Dommage pour lui...
Battlestar Galactica, épisodes 4-5/20, les Tombes de Kobol (1978, Glen A. Larson)
Durée : environ 80 min
L'équipage du Battlestar Galactica a une surprise désagréable lors de l'exploration d'un astéroïde perdu. Pour faire face à la menace d'un assaut Cylon (pour changer...), la flotte se réfugie dans un "vide électromagnétique" (comprendre : un endroit où il ne faut pas aller parce que c'est dangereux, mais les héros s'en sortent par miracle). Je ne vous raconterait pas où ils arrivent ensuite, c'est juste trop grotesque pour de la SF. Un indice cependant : pensez "Indiana Jones recycled IN SPACE".
Avec en prime les mêmes Cylons en boîte de conserve brillantes que pendant l'épisode précédent, et un grand méchant qui passe ses journées en haut de son siège de 3 mètres à contempler sa méchanceté et ses plans machiavéliques...